Why am I smiling? Maurice Ravel, Jean Echenoz and Bob the Crooner!

140619Bob-Le-Crooner

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 42 rue de l’Yvette. Thursday 15 May 2014, fifty-seven minutes past eleven. Yesterday at Le Rendez-Vous, a brasserie in the 14th arrondissement, I sat at the bar and read Jean Echenoz’s Ravel, a book that traces the story of the last ten years of the composer’s life. Despite the hero’s tragic end, I was happy. Because of discovering some wonderful prose in my reading as well as the strange chap who wrote Bolero. Because of the sunshine in Paris. And because the night before I had started making digital collages. So, some old drawings have re-surfaced, such as Bob the Crooner (above) who you can see, pink with pleasure, up in the clouds. Buddha bless you!

 

Vous rêvez d’une double vie? Écrivez un journal en ligne!

Le Boy

NI BLABLA NI RONRON. Ostende, Belgique, 29 Kemmelbergstraat. Mardi 6 mai 2014, Treize heures et trente-cinq minutes. Je viens de taper « Online Diary » sur l’ordinateur et Google m’a annoncé 326 millions de résultats. Découragé? Pas le moins du monde. L’apprenti diariste que je suis ne va pas se laisser démonter pour si peu. Je continue donc à écrire le roman de ma petite vie, aidé d’un  dictionnaire Robert des années 80, d’un porte-mine de couleur rose et d’une gomme. Dans le sous-verre qui décore mon bureau, »Le Boy » (ci-dessus), un dessin d’octobre 2011, le mois où j’ai décidé de commencer  à mener sur Internet ma littéraire double vie. Jusqu’à aujourd’hui, sans regrets. Ce qui veut donc dire…à suivre. Bouddha vous bénisse.

Do you dream of a double life? Write an online diary !

Le Boy

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend,  29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, thirty-five minutes past one. I’ve just typed ‘online diary’ into the computer and Google has come up with 326 million hits. I am discouraged? Not in the least. The apprentice diarist that I am is not going to be put off by such a little thing. So I go on with the novel of my life. Helped by a 1980s Petit Robert dictionary, a pink propelling pencil and an eraser. In the glass frame adorning my office, there’s ‘The Boy’ (above), a drawing of October 2011, the month when I decided to start leading a kind of double life on the Internet. No regrets… to be continued. Buddha bless you.

 

Ecrire un journal en ligne, c’est jouer avec le temps qui passe. La preuve.

Coeur de Poussière

NI BLABLA NI RONRON. Ostende, Belgique, 29 Kemmelbergstraat. mardi 6 mai 2014, douze heures et trente deux minutes. Maintenant que je vous raconte ma vie, je fais attention à tout  et je note sur un petit carnet bleu Campo Marzio Design les détails qui animent le train-train de  mon existence. L’achat d’un rasoir électrique, les balades, une phrase entendue à la radio,etc…Étrangement, ce que j’ai le plus envie de raconter, c’est ce qui se passe quand justement il ne se passe rien. Par exemple quand l’arrivée de la pluie m’invite à inventer un cœur de poussière. A ce moment-là, – voyez ci-dessus-, je me sens diariste, c’est à dire un ours qui joue avec le temps qui passe. Keep walking… 

Writing a diary means amusing oneself to pass the time. Here’s the proof.

Dusty Heart

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend, Belgium. 29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, thirty-two minutes past twelve. Now I’m telling you the story of my life, I pay attention to everything that happens to me, and I note down in a little blue Campo Marzio Design exercise book everything about my life’s routine. The purchase of an electric razor, walks, some words heard on the radio, etc. Strangely I have the greatest desire to write when nothing happens. When a sudden shower of rain makes me want to draw a heart in the dust, for example. Here (see above) I feel like a diarist – like an old curmudgeon amusing myself to pass the time. Keep walking…

 

Anti-blues et porte-bonheur : Ray, un petit bonhomme fil de fer et scotch!

Le Petit Funambule
NI BLABLA NI RONRON.  Ostende, Belgique. 29 Kemmelbergstraat. Mardi 6 mai 2014, neuf heures et vingt-trois minutes. Le long de la cote ce matin, vive  impression de solitude. De la digue enveloppée de grisaille, seul et pensif au fond de ma parka, j’ai longtemps regardé la mer. Au bout de la jetée,  un voilier filait vers l’Angleterre. Retour à l’atelier, cherchant la photo la mieux à  même de chasser mon blues, j’ai choisi Ray. C’est le  funambule que vous avez sous les yeux.  Dessiné à une époque où je me faisais un sang d’encre pour ma carrière de DJ, il m’avait porté chance. Depuis, sa photo me suit  partout, enfin une simple photocopie  pliée  au fond de mon portefeuille.  Bouddha vous bénisse! 

 

Anti-blues and good luck charm : Ray, a little guy made of wire and sellotape!

The Funambulist

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend, Belgium. 29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, twenty-three minutes past nine. This morning while walking along the coast I had a keen sense of being alone. With my hands in the pockets of my parka, alone on the sea wall surrounded by greyness, I watched the sea for a long time. At the end of the jetty a sailing boat headed north. Back in my office I searched for the best photo to banish my blues and chose Ray. He’s the tightrope walker you see before you. Drawn during a period when I was worrying about my career as a DJ, he managed to bring me luck. And ever since, he follows me , tucked in the bottom of my wallet. Buddha bless you!

 

Les meilleurs investissements du blogueur : gomme et crayon!

La fenêtre de l'atelier, 2014.

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 42 rue de l’Yvette, 6ème étage (par l’escalier de service).  Rituel immuable, j’écris le matin, une tasse de thé orange cannelle Twinings à portée de main. J’improvise mes petites rêveries au porte-mine. Un Bic Matic rose qui  m’aide à confier les aléas de mon quotidien à un cahier Country 96 pages, d’un format un peu plus grand que l’A4. Entre le premier jet  et la version que vous lisez, je corrige le texte une quinzaine de fois. Le temps qu’il revienne de Londres changé en petite comptine pour anglophones par le talent de l’excellente traductrice (et amie) Philippa Hurd, un mois s’est écoulé. LA PHOTO DU JOUR :  L’averse (Printemps 2014). Bouddha vous bénisse!

The blogger’s best investments : a pencil and eraser!

42 Rue de l'Yvette, 2014

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 42 rue de l’Yvette, 6th floor (using the service lift). Every morning, as an unchanging ritual, I write. Sat at my desk by nine o’clock, a cup of Twinings orange and cinnamon tea within easy reach, I compose my thoughts using a Bic Matic (0.7mm) propelling pencil in a 96-page Country exercise book that’s a bit bigger than A4 in size. Between the first draft and the version you’re reading now I correct the text about 15 times. By the time the blog comes back from London, transformed into a little English ditty by the talents of the excellent translator (and friend) Philippa Hurd, a month has gone by. TODAY’S PHOTO  :  Just a spring shower, 2014. Buddha bless you!

Les beautés inattendues d’un soir d’hiver à Moscou…

Moscou, Mars 2013

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 42 rue de l’Yvette, 6ème étage (sans ascenseur). Mercredi 30 Avril 2014, dix heures trente cinq minutes. Je le vérifie chaque jour  depuis  que je tiens un journal intime : les routines de l’existence sont une réserve naturelle d’événements inattendus . Ainsi, par exemple,  pendant mes traversées quotidiennes du Bois de Boulogne, la vie me fait souvent une surprise. Un matin, c’est une des dames-en-camionnette qui  me raconte une blague.  Le lendemain, dans les eaux du Lac, il y a le reflet rose d’un arbre en fleurs ou des mouettes joueuses . Et l’hiver quand il neige, couper à travers la place de Colombie poudrée de blanc fait illico de moi en trappeur canadien. LA PHOTO DU JOUR : Une inconnue, vue à Moscou un soir de neige. Keep walking!

%d blogueurs aiment cette page :