Et revoilà le grand bonheur de colorier!

Crimson Lake

Paris, 42 rue de l’Yvette, sixième étage (sans ascenseur). Vendredi 23 mai 2014, dix heures et quatre minutes. Comme je viens de décider de  consacrer  soixante minutes par jour  à New Still Lifes, je déclenche à l’instant mon chronomètre. Histoire de voir  si j’ai le temps de  faire une photo et  de passer par Google Traduction pour ne pas risquer de perdre  mon immense lectorat anglophile… Ma période vieux dessins n’en finit pas. Sortis des tiroirs où ils dormaient depuis des années, ils campent désormais sur ma table de travail. Les revoyant, je  les date et les signe, non sans parfois corriger certains traits, colorer de rose les joues des plus pâlichons ou rajouter un chignon aux rares femmes de ma collection. Bref c’est un grand bonheur de retrouver mes crayons de couleurs  et de redevenir quelques secondes, armé d’un Berol Verithin Violet ou d’un magenta Couleur d’Art Conté à Paris,  le  petit garçon rêveur que j’ai souvent été  devant la vitrine  du papetier… (PS. Il m’a fallu 1 heure et 22 minutes pour venir à bout de mon texte.  Il faut vraiment que je fasse mieux demain). Bouddha vous bénisse!

Bises, les amis…Bonnes vacances et à un de ces quatre!

140530.Autoportait en rose

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 42 rue de l’Yvette, 6ème étage sans ascenseur. Mercredi 21 mai 2014, dix heures et quatorze minutes sous les nuages. Ce matin, quand je m’enfonce dans les sous-bois que les Parisiens nomment le Bois (…de Boulogne), c’est sous une pluie d’une incroyable légèreté. L’inverse d’une ondée rageuse : valsant sous les nuages, les gouttes vous arrivent une à une, on pourrait presque les compter. Je marche gaiement et je me promets qu’aussitôt devant l’écran de mon Samsung, je vous raconterai ce bref bonheur d’une promenade ordinaire. Coiffé de mon béret rose (ci-dessus), je vais maintenant me donner un mois de répit pour travailler à l’avenir de ce blog. Merci en tout cas de votre fidélité et  que vous paressiez en juillet à la plage ou à l’ombre de votre pin préféré, que Bouddha bénisse vos vacances!  

Wishing you love, happy holidays and I’ll see you again one of these days, my friends!

Self-Portrait In Pink

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Paris, 42 rue de l’Yvette, 6th floor, no lift. Wednesday 21 May 2014, fourteen minutes past two, cloudy. This morning when I plunged into the undergrowth known in Paris as the Bois (de Boulogne), an incredibly delicate shower of rain was falling. Quite the opposite of a violent May inundation: the drops fell one by one and I could almost count them. So I whistled through the downpour, and told myself that as soon as I was in front of my computer I’d tell you all about this fleeting pleasure during an ordinary walk. I wish you happy holidays… Dressed in my pink beret (above) I’ll be back at work one of these days…July? August? I don’t know exactly. Thank you for reading, and whether you’re on the beach or on the winding mountain roads of your vacations, may Buddha bless you!

Vous rêvez d’une double vie? Écrivez un journal en ligne!

Le Boy

NI BLABLA NI RONRON. Ostende, Belgique, 29 Kemmelbergstraat. Mardi 6 mai 2014, Treize heures et trente-cinq minutes. Je viens de taper « Online Diary » sur l’ordinateur et Google m’a annoncé 326 millions de résultats. Découragé? Pas le moins du monde. L’apprenti diariste que je suis ne va pas se laisser démonter pour si peu. Je continue donc à écrire le roman de ma petite vie, aidé d’un  dictionnaire Robert des années 80, d’un porte-mine de couleur rose et d’une gomme. Dans le sous-verre qui décore mon bureau, »Le Boy » (ci-dessus), un dessin d’octobre 2011, le mois où j’ai décidé de commencer  à mener sur Internet ma littéraire double vie. Jusqu’à aujourd’hui, sans regrets. Ce qui veut donc dire…à suivre. Bouddha vous bénisse.

Do you dream of a double life? Write an online diary !

Le Boy

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend,  29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, thirty-five minutes past one. I’ve just typed ‘online diary’ into the computer and Google has come up with 326 million hits. I am discouraged? Not in the least. The apprentice diarist that I am is not going to be put off by such a little thing. So I go on with the novel of my life. Helped by a 1980s Petit Robert dictionary, a pink propelling pencil and an eraser. In the glass frame adorning my office, there’s ‘The Boy’ (above), a drawing of October 2011, the month when I decided to start leading a kind of double life on the Internet. No regrets… to be continued. Buddha bless you.

 

Ecrire un journal en ligne, c’est jouer avec le temps qui passe. La preuve.

Coeur de Poussière

NI BLABLA NI RONRON. Ostende, Belgique, 29 Kemmelbergstraat. mardi 6 mai 2014, douze heures et trente deux minutes. Maintenant que je vous raconte ma vie, je fais attention à tout  et je note sur un petit carnet bleu Campo Marzio Design les détails qui animent le train-train de  mon existence. L’achat d’un rasoir électrique, les balades, une phrase entendue à la radio,etc…Étrangement, ce que j’ai le plus envie de raconter, c’est ce qui se passe quand justement il ne se passe rien. Par exemple quand l’arrivée de la pluie m’invite à inventer un cœur de poussière. A ce moment-là, – voyez ci-dessus-, je me sens diariste, c’est à dire un ours qui joue avec le temps qui passe. Keep walking… 

Writing a diary means amusing oneself to pass the time. Here’s the proof.

Dusty Heart

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend, Belgium. 29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, thirty-two minutes past twelve. Now I’m telling you the story of my life, I pay attention to everything that happens to me, and I note down in a little blue Campo Marzio Design exercise book everything about my life’s routine. The purchase of an electric razor, walks, some words heard on the radio, etc. Strangely I have the greatest desire to write when nothing happens. When a sudden shower of rain makes me want to draw a heart in the dust, for example. Here (see above) I feel like a diarist – like an old curmudgeon amusing myself to pass the time. Keep walking…

 

Anti-blues et porte-bonheur : Ray, un petit bonhomme fil de fer et scotch!

Le Petit Funambule
NI BLABLA NI RONRON.  Ostende, Belgique. 29 Kemmelbergstraat. Mardi 6 mai 2014, neuf heures et vingt-trois minutes. Le long de la cote ce matin, vive  impression de solitude. De la digue enveloppée de grisaille, seul et pensif au fond de ma parka, j’ai longtemps regardé la mer. Au bout de la jetée,  un voilier filait vers l’Angleterre. Retour à l’atelier, cherchant la photo la mieux à  même de chasser mon blues, j’ai choisi Ray. C’est le  funambule que vous avez sous les yeux.  Dessiné à une époque où je me faisais un sang d’encre pour ma carrière de DJ, il m’avait porté chance. Depuis, sa photo me suit  partout, enfin une simple photocopie  pliée  au fond de mon portefeuille.  Bouddha vous bénisse! 

 

Anti-blues and good luck charm : Ray, a little guy made of wire and sellotape!

The Funambulist

NO TALKING SHOP, NO DAILY GRIND. Ostend, Belgium. 29 Kemmelbergstraat. Tuesday 6 May 2014, twenty-three minutes past nine. This morning while walking along the coast I had a keen sense of being alone. With my hands in the pockets of my parka, alone on the sea wall surrounded by greyness, I watched the sea for a long time. At the end of the jetty a sailing boat headed north. Back in my office I searched for the best photo to banish my blues and chose Ray. He’s the tightrope walker you see before you. Drawn during a period when I was worrying about my career as a DJ, he managed to bring me luck. And ever since, he follows me , tucked in the bottom of my wallet. Buddha bless you!

 

Et si je confiais mes natures mortes aux magiciens de l’Atelier Fresson?

Un Rodeur

NI BLABLA NI RONRON. Paris, 2 rue Vivienne. Institut national d’histoire de l’art, salle Ovale, place 82. Jeudi 17 avril 2014, onze heures et neuf minutes. Face à mon dessin du « Rôdeur » (ci-dessus), je me demande si je ne devrais pas changer mon fusil d’épaule. Exposer, oui,  mais des…photographies. Montrer aux visiteurs  du marché de la création Edgar-Quinet dix natures mortes. Cinq en couleurs, cinq monochromes et basta! Après tout, le moment est peut-être arrivé de me payer enfin les somptueux tirages au procédé charbon de l’Atelier  Fresson. J’ajouterai que passer commande à cette équipe de magiciens , ce n’est quand même pas aller au bout du monde. La preuve :  il suffit de prendre le RER C, de descendre à Savigny-sur-Orge et de marcher un peu. Fonçons, on n’a qu’une vie. Bouddha vous bénisse, chers Non-Robots!

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